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Hommages


HOMMAGE A MICHEL LEGRAND


Cent-cinquante longs-métrages, trois Oscars, des collaborations en avalanche avec Ray Charles, Miles Davis ou Claude Nougaro : Michel Legrand est l’un des compositeurs français les plus célèbres au monde. Le cinéma de Michel Legrand, ce sont des images inoubliables : Catherine Deneuve et Françoise Dorléac en sœurs jumelles, Steve McQueen gentleman-cambrioleur dans L’Affaire Thomas Crown, Romy Schneider et Alain Delon au bord de La Piscine… C’est un parcours foisonnant, où James Bond tend la main au cinéma de Jean-Luc Godard. « Ma conception de la musique de film est simple, précise-t-il. C’est une manière de parler à l’inconscient du spectateur, de faire remonter à la surface de l’image des sentiments enfouis, cachés. Gros avantage, en écrivant pour le cinéma, je peux faire la synthèse entre mes différentes cultures musicales, m’exprimer dans tous les styles possibles, avoir toutes les nationalités, être de toutes les époques. »


Entre jazz, baroque et musique d’aujourd’hui, le champ d’action de Michel Legrand est bien plus vaste qu’on ne l’imagine a priori. Impossible en quelques lignes de tout révéler sur le compositeur. De faire l’historique de ses rencontres avec de grands ambassadeurs de la variété (Yves Montand, Barbra Streisand, Liza Minnelli), du classique (Jessye Norman, Ivry Gitlis, Maurice André), d’expliquer comment il est devenu metteur en scène de cinéma (Cinq jours en juin), de raconter son coup de foudre avec la soprano Nathalie Dessay, envoûtée par Peau d’âne à l’âge de six ans, d’évoquer la stupéfiante beauté des Parapluies de Cherbourg, montés la saison dernière au Théâtre du Châtelet… Pour Michel Legrand, 2014-15 aura marqué un nouvel élan, professionnel et personnel, à travers son mariage avec Macha Méril, rencontrée cinquante ans plus tôt à Rio. Sans parler de collaborations fraîches avec des talents du nouveau monde : le metteur en scène Xavier Beauvois sur La Rançon de la gloire, le violoncelliste Henri Demarquette auquel il a destiné un époustouflant Concerto pour violoncelle, créé en mars dernier sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées. Michel Legrand 2015, c’est aussi un disque hommage à paraître en novembre, pour lequel il a réuni plusieurs générations d’interprètes, de Maurane à Thomas Dutronc, d’Aznavour à Christophe Willem. 


En tout état de cause, si de magnifiques aventures l’attendent de pied ferme, Michel Legrand est déjà parvenu à relever un singulier pari, celui d’être plusieurs dans une même existence. Son concert au Festival Cinéma et Musique de Film sera un formidable moment de spectacle. Mieux : une invitation au voyage dans l’univers d’un monstre sacré, d’un pulvérisateur de frontières, avide de musique au pluriel. 


Stéphane Lerouge



 

HOMMAGE A JACQUES DEMY

Né le 5 juin 1931 à Pont Château (Loire Atlantique), Jacques Demy entre au Collège technique et essais de films d’animation dès 14 ans puis à Paris, il intégrera l’École de Vaugirard (réalisation et prises de vues). Après avoir assisté Paul Grimault pour des films publicitaires et Georges Rouquier pour deux films, il réalise son premier court métrage à 24 ans, « Le Sabotier du Val de Loire » (1955). Suivront des longs métrages qu’il a écrit et réalisé. Certains sont restés des fleurons de la dite Nouvelle Vague : « Lola » (1961), qui a marqué le début de sa collaboration avec Michel Legrand, « La Baie des Anges » (1962), « Les Parapluies de Cherbourg » (1964), Palme d’Or au Festival de Cannes, prix Louis Delluc, nominations aux Oscars, « Les Demoiselles de Rochefort » (1967), « Peau d’Ane » (1970). Son dernier film, tourné en 1988, est un musical (le premier d’Yves Montand), « Trois places pour le 26 », sur une musique de Michel Legrand. On y entend : « Ciné qui danse, Ciné qui chante, Cinéma, ta bonne humeur m’enchante, Ciné rieur, Ciné bonheur, Ciné cynique, Ciné moqueur, Ciné violent pour bagarreur, Ce ciné-là m’est bien égal, Moi c’que je préfère c’est le musical. » Les films de Jacques Demy accordent une grande place à la musique. Il a souvent fait appel à Michel Legrand pour composer les musiques. Il s’attelle lui-même aux textes, et allant même à deux occasions jusqu’à réaliser des films entièrement chantés : Les Parapluies de Cherbourg et Une chambre en ville. Ces deux films du reste se démarquent paradoxalement de son univers féerique pour explorer le sentimental dans une description sociale méticuleuse. Il est probablement le seul réalisateur en dehors des États-Unis à avoir obtenu un succès international dans le domaine du film musical avec Les Parapluies de Cherbourg (Palme d’Or au festival de Cannes) et de la comédie musicale avec Les Demoiselles de Rochefort.



HOMMAGE A GEORGE CHAKIRIS



« La Baule Symphonic » (ex-Ensemble Orchestral de La Baule), dirigé par Jean-Christophe
Ferreaux, se met à l’heure du Festival du Cinéma et Musique de Film et proposera un
repertoire très "cinéma" qui rendra hommage aux grands compositeurs de musique de films
américains , Leonard Bernstein et George Gershwin, à travers les "Danses Symphoniques" du
film "West Side Story" réalisé par Robert Wise et la Suite symphonique arrangée par Robert
Russell Bennett et extraite du film "Porgy and Bess" d’Otto Preminger. Une rencontre entre le
cinéma Hollywoodien et le cinéma français, puisque deux oeuvres brillantes françaises ayant
directement un lien avec le cinéma seront aussi jouées : "Le Bolero" de Maurice Ravel (la
musique du film "Les Uns et Les Autres" de Claude Lelouch...) et "Carmen" (Suite n°1) de
Georges Bizet (musique d’environ 20 adaptations cinématographiques).
Lors de ce ciné-concert, un hommage sera rendu à la star hollywoodienne du film « West
Side Story », l’acteur George Chakiris qui sera présent sur la scène du Palais des Congrès
Atlantia pour l’occasion, le vendredi 13 Novembre à 20h30. C’est l’actrice Mathilda May
qui lui remettrea son trophée.




 

Festival du Film de La Baule
Palmarès 2016

Ibis d’Or du Meilleur film :
« Paterson », de Jim Jarmusch (USA)

Ibis d’Or de la Meilleure Musique de film :
« La Tortue Rouge », musique de Laurent Perez del Mar (France, Belgique, Japon)

Ibis d’Or du Meilleur Scénario :
« Tanna », de Martin Butler et Bentley Dean (Australie, Vanuatu)

Ibis d’Or du Meilleur Acteur :
Adam Driver, pour « Paterson » (USA)

Ibis d’Or de la Meilleure actrice :
Golshifteh Farahani, pour « Paterson » (USA)

Ibis d’Or du Prix du Public - Groupe Barrière :
« Tour de France », de Rachid Djaïdani (France)

Ibis d’Or du Meilleur Court-Métrage – AG2R la Mondiale :
« The Fall of Men », de Yohan Faure

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Ibis d’Or d’Honneur (pour l’ensemble de sa carrière) :
Lalo Schifrin