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X Patientez Un peu de patience, le festival se prépare...

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Editos


Quand notre histoire a basculé dans l’Histoire.


C’était le 13 novembre de l’année dernière, lors de la 2ème édition de notre festival, il y a un an. Nous étions tous à Atlantia, le Palais des congrès de La Baule, pour le magnifique concert de l’orchestre de La Baule Symphonic dirigé par Jean-Christophe Ferreaux quand, aux alentours des 23 heures, l’encre noire de la partition de Carmen fût d’un coup ensevelie par le rouge sang des rues de Paris. Après l’accord final, les applaudissements avaient laissé place à la stupeur. Dans une autre salle de concert, une tragédie se jouait dont nous ne pouvions imaginer le dernier acte. Le lendemain, à La Baule comme ailleurs, l’effroi était total. Michel Legrand, qui devait se produire le soir-même, semblait dévasté, comme à nouveau face aux bombardements qu’il connut tout enfant. Fallait-il continuer à « faire comme si » ? Fallait-il jouer ? Oui, il fallait jouer. Nous faire taire, faire taire la musique s’inscrivait dans le message barbare de la veille. Sans avoir l’impudeur de se penser « résistant » il nous fallait résister. C’est ainsi que « l’histoire » que nous nous étions promis de vivre avec La Baule, en image et en musique, fut bouleversée par la grande. A la fin du concert de Michel Legrand, l’émotion était telle que les applaudissements du public debout semblaient ceux d’un seul homme. Ce n’étaient pas que des « bravos », c’était le signal d’une union fulgurante qui dépassait les murs du Palais des congrès de La Baule. De cette chaine d’union, une grande silhouette émergeait. Son visage exprimait ce que tous ressentaient : la douleur, l’émotion et l’espérance. C’était celui de Pierre Sastre, maire-adjoint à l’événementiel à la Mairie de La Baule, à l’origine aussi du Festival, qui nous a quitté récemment. On ne pourra jamais l’oublier. Pour toutes ces raisons, pour ceux qui sont tombés, pour Pierre, ce soir là s’ouvrait sans que nous le sachions un nouveau chapitre de notre histoire. Alors, tous ensemble pour cette 3ème édition, en chœur, écrivons là. Et sur un chant d’espérance.


Christophe Barratier
Co-Président du Festival


On dit souvent que la 3ème édition d’un festival est la plus importante.
La première fois c’était « la chance du débutant », la seconde, « la chance qui se confirme ». Mais la troisième fois, c’est la preuve que ce qui n’était qu’une simple idée au départ, « faire un festival, accessible, qui permette au plus grand nombre de renouer avec la musique de film », est devenue depuis, une réalité, mieux, un rendez-vous qu’on attend avec impatience désormais, chaque année, comme l’arrivée du Père Noël. Car c’est bien dans cet esprit de générosité et de fête, à la veille de Noël, que nous vous offrons, ce cadeau.


Cette année, ce ne sont pas moins de 44 films qui seront projetés durant 5 jours, dont 22 longs métrages internationaux en avant-premières. A travers ces films (dont 7 en compétition), ce sont 14 nationalités différentes qui seront représentées, puisque nous avons même un film en provenance du Vanuatu ! Cela illustre la volonté que nous avons, de vous proposer une sélection la plus large et éclectique possible, reflet du meilleur de la production cinématographique mondiale.


Cette année, nous avons également décidé de voir toujours plus grand avec la création du « Village du Festival » qui proposera, de nombreux rendez-vous et animations à Atlantia, le Palais des Congrès de La Baule.


Et puis, comme chaque année, le festival rendra hommage à un très grand compositeur de musiques de films. Après Francis Lai et Michel Legrand, ce sera au tour d’un géant d’Hollywood, Lalo Schifrin, à qui l’on doit les musiques de « Bullitt » et « Mission Impossible », d’être sacré à La Baule.


Un rendez-vous qui s’annonce d’ores et déjà inoubliable et qui nous aidera un peu à oublier la triste date du 13 novembre 2015 ainsi que la disparition récente de Pierre Sastre, adjoint à la Mairie de La Baule, qui était l’un des fondateurs du festival et à qui nous dédions cette 3ème édition.


Je vous souhaite un magnifique festival, des étoiles plein les yeux.


Sam Bobino
Co-Président du Festival


Vous avez dit « Mission impossible » ?

Au sens littéral, il est certain que ce terme est banni du vocabulaire de Christophe Barratier et Sam Bobino, les organisateurs du festival qui, cette année encore, ont fait le maximum pour nous présenter une programmation remarquable.

En revanche, une chose est sûre : pendant toute la durée du festival, nous aurons tous dans la tête, cet extraordinaire générique rendu célèbre par le formidable compositeur Lalo Schifrin qui nous fait l’honneur d’être présent lors de cette belle soirée d’hommage.

La Baule, la musique, le 7e art et les belles rencontres résonnent à présent comme une évidence, et cette troisième édition promet une nouvelle fois de belles surprises.

Entre les standards du cinéma policier américain de la fin des années 60 et le large éventail des avant-premières présentées, ces cinq jours laissent augurer de beaux moments cinématographiques et musicaux à partager, en parfait adéquation avec le fameux art de vivre baulois, et cela même en hiver !

Alors, « votre mission si vous l’acceptez… » : réunir un public encore plus nombreux et conquis.

Avec toute mon amitié et une pensée émue pour Pierre Sastre, maire-adjoint à l’événementiel, qui nous a quittés récemment et qui avait porté le projet depuis sa création.


Yves Métaireau
Maire de La Baule-Escoublac
Président de la Communauté d’agglomération Cap Atlantique


Lorsqu’est né il y a trois ans le projet d’un nouveau festival destiné à valoriser la musique pour l’image, la Sacem a aussitôt répondu présente. Comment ne pas être aux côtés de Christophe Barratier, réalisateur talentueux épris de cinéma et de musique, co-fondateur et président du festival du Cinéma et Musique de film de la Baule ? Comment ne pas soutenir un tel projet porté par une équipe d’hommes et de femmes volontaires qui consacrent leur énergie au service de la culture et de la création ? Trois ans déjà que le festival de la Baule nous permet de mieux appréhender le rôle joué par la musique dans un film. La musique n’est pas accessoire, elle n’est pas secondaire, elle n’est pas un « supplément d’âme » comme on le dit parfois, elle fait partie intégrante de l’œuvre cinématographique.

Signe du succès que connait déjà le festival de la Baule, la manifestation est prolongée d’une journée depuis sa première édition. Une quarantaine de films seront projetés dont plusieurs en avant-première. Sept seront en compétition, départagés par un jury composé de professionnels du cinéma et de la musique.

Le festival qui met en lumière ce lien unique entre ces deux arts rendra hommage au grand compositeur Lalo Shifrin, auteur de nombreuses musiques de films et de séries télévisées célèbres. L’occasion pour les organisateurs de favoriser les échanges entre compositeurs reconnus et une nouvelle génération déjà talentueuse.

Le public pourra aussi profiter de quatre concerts donnés par des musiciens, membres de la Sacem. Des animations musicales, des master-class et des rencontres complèteront ce très beau programme.

La Sacem est la société des compositeurs de musique pour l’image. Elle mène une politique forte de soutien à la création musicale pour l’audiovisuel. Cette politique passe par le renouvellement des répertoires, un soutien à la filière et à la professionnalisation des compositeurs.

Partenaire engagé du festival du Cinéma et Musique de film de la Baule, la Sacem est particulièrement heureuse de participer à cette très belle aventure.

Bon festival à toutes et tous !


Jean-Claude PETIT
Compositeur, Président du Conseil d’administration de la Sacem


Premier groupe d’assurance de protection sociale et patrimoniale en France, AG2R LA MONDIALE protège ses assurés et leurs familles tout au long de leur vie en concentrant son activité sur les assurances de la personne : complémentaire santé, incapacité, invalidité, retraite, dépendance, décès et épargne. Sa vocation l’invite plus largement à s’investir dans la vie de la cité. Cette implication se traduit notamment à travers la mise en œuvre d’une politique culturelle destinée à promouvoir la vitalité artistique des territoires.

Dans ce contexte, AG2R LA MONDIALE est heureux de soutenir la troisième édition du Festival du Cinéma et de musique de film de La Baule. À cela, au moins trois raisons.

La première a trait à la dimension locale et régionale du projet. Fort de son ancrage en Paysde-la-Loire, le Festival participe pleinement de l’animation culturelle de son aire géographique, favorisant ainsi l’attractivité de son territoire à l’adresse du plus grand nombre.

La deuxième fait écho au positionnement singulier du Festival. Le principe même visant à réunir sous une même bannière la musique et le cinéma est en lui-même fédérateur. Au-delà, il est peu de dire combien notre imaginaire cinématographique est nourri de souvenirs imagés et sonores qui, en un instant, nous immergent dans une atmosphère unique et immédiatement appropriable. Je pense ainsi à Lawrence d’Arabie et au Docteur Jivago immortalisés par le célèbre tandem David Lean-Maurice Jarre, tout comme aux ambiances créées par Ennio Morricone, Michel Legrand ou encore Vladimir Cosma. Cette année, le Festival met à l’honneur Lalo Schifrin, pianiste et chef d’orchestre argentin, rendu célèbre pour ses compositions musicales restées dans les mémoires de chacun (Bullitt, L’Inspecteur Harry, Mission impossible, Starsky et Hutch).

La troisième raison et non des moindres repose sur le fait que ce Festival s’inscrit dans un axe phare de la politique culturelle du Groupe, à savoir la création contemporaine. Ainsi, à l’occasion de cette édition, nous avons choisi de nous engager plus spécifiquement en faveur des courtsmétrages à travers le financement du « Prix AG2R LA MONDIALE du court-métrage ».

Belle et longue vie au Festival du Cinéma et de Musique de film de La Baule.


André RENAUDIN
Directeur général AG2R LA MONDIALE

Festival du Film de La Baule
Palmarès 2016

Ibis d’Or du Meilleur film :
« Paterson », de Jim Jarmusch (USA)

Ibis d’Or de la Meilleure Musique de film :
« La Tortue Rouge », musique de Laurent Perez del Mar (France, Belgique, Japon)

Ibis d’Or du Meilleur Scénario :
« Tanna », de Martin Butler et Bentley Dean (Australie, Vanuatu)

Ibis d’Or du Meilleur Acteur :
Adam Driver, pour « Paterson » (USA)

Ibis d’Or de la Meilleure actrice :
Golshifteh Farahani, pour « Paterson » (USA)

Ibis d’Or du Prix du Public - Groupe Barrière :
« Tour de France », de Rachid Djaïdani (France)

Ibis d’Or du Meilleur Court-Métrage – AG2R la Mondiale :
« The Fall of Men », de Yohan Faure

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Ibis d’Or d’Honneur (pour l’ensemble de sa carrière) :
Lalo Schifrin